Checklist avant devis
Un devis n’est utile que si vous avez clarifié le besoin. Sinon vous comparez des catalogues, pas des solutions. Votre Irrigation ne vend rien : voici les questions à poser — à vous-même d’abord, puis à l’installateur.
Besoin agronomique
- Cultures concernées, surfaces, périodes critiques, dose saisonnière visée (ordre de grandeur).
- Type de sol, topographie, contraintes de parcelle (obstacles, pentes, îlots).
- Objectif prioritaire : sécuriser un stress critique, viser une qualité, étendre une surface déjà irrigable ?
Ressource en eau
- Origine (forage, cours d’eau, retenue, réseau collectif) et autorisation associée.
- Débit disponible au moment le plus tendu (pas seulement le débit « catalogue » d’hiver).
- Qualité de l’eau (sable, fer, organique) — elle dicte la filtration.
Énergie et implantation
- Puissance électrique disponible, distance au transformateur, besoin éventuel de groupe.
- Emplacement station, accès engins, protection gel / vandalisme.
- Coût d’exploitation estimé (kWh / litres) — pas seulement le prix d’achat.
Ce que le devis doit expliciter
- Débit et pression de conception, pertes de charge retenues.
- Matériel (marque / référence), filtration, régulation, sécurités.
- Périmètre inclus / exclu (terrassement, électricité, essais, formation).
- Délais, garanties, SAV, pièces d’usure.
Pourquoi cette checklist existe
Un devis trop tôt, c’est souvent un devis qui répond à une question mal posée. L’installateur propose ce qu’il sait vendre ; vous comparez des références, pas des réponses à votre contrainte d’eau, d’énergie et de culture. Prendre une heure pour écrire le besoin n’est pas de la bureaucratie : c’est de la lucidité.
Votre Irrigation ne vend rien. Nous n’avons donc aucun intérêt à orienter vers une marque. Nous avons intérêt à ce que vous puissiez dire non à une offre floue — et oui à une offre qui explicite débit, pression, filtration, exclusions et SAV.
Pièges fréquents (sans chiffres inventés)
- Comparer un prix total sans le même périmètre (terrassement, électricité, essais inclus ou non).
- Retenir un débit « catalogue » hors période tendue — alors que l’été dicte la ressource.
- Négliger la qualité d’eau : sans filtration adaptée, le plus beau réseau se dégrade.
- Oublier le coût d’exploitation (énergie, pièces d’usure) face au seul prix d’achat.
- Signer sans garanties ni délais écrits.
Comparer deux offres sur la même base
Demandez à chaque installateur de chiffrer le même besoin écrit (cultures, surfaces, débit disponible en période tendue, qualité d’eau, énergie). Sinon vous comparez des histoires différentes. Notez les exclusions en toutes lettres. Un devis moins cher qui oublie la filtration ou les essais n’est pas une économie : c’est un report de coût — et parfois de panne.
Après le devis
Relisez la checklist saison et, si besoin, la page pompage. Pour un ordre de grandeur de volume (pédagogique seulement) : simulation. Pour le débat public sur l’efficience sans slogan : efficacité vs sobriété.
Enfin : un bon devis n’efface pas les règles locales (autorisations, arrêtés). Le matériel le plus soigné reste soumis au partage de l’eau en étiage. Voir sécheresse et partage.
Comparez au moins deux offres sur la même base de besoin. Voir aussi la simulation d’ordres de grandeur (pédagogique uniquement).